Cas n°1 · 47 ans, cadre + revenus fonciers
Julien, ingénieur (88 000 € bruts) + 2 appartements loués
Julien loue deux T2 à Asnières et Gennevilliers depuis 4 ans. Loyers annuels : 24 000 €. Il déclare au régime micro-foncier (abattement forfaitaire 30 %), donc 16 800 € imposables au TMI 41 % + prélèvements sociaux. Coût fiscal annuel sur ces loyers : 9 800 €.
Bascule au régime réel. Travaux de rénovation à venir (cuisine + isolation) pour 18 000 € sur 2026. Le déficit foncier généré, après imputation des intérêts d'emprunt et des charges, dépasse 12 000 €.
Imputation. 10 700 € de déficit foncier viennent diminuer son revenu global imposable, ce qui économise environ 4 400 € d'impôt. Le reste du déficit (1 300 € sur le foncier seul) est reportable 10 ans.
Volet 2 : LMNP. Pour les acquisitions futures, Julien envisage de basculer en LMNP au régime réel avec amortissement comptable. La fiscalité passe en BIC, et l'amortissement neutralise les loyers pendant 15 à 20 ans.
Économie fiscale année 1 : environ 4 400 €. Sur 5 ans, en combinant déficit foncier et bascule LMNP progressive, l'optimisation cumulée dépasse 22 000 €.
Exemple à titre illustratif. Le choix entre micro-foncier et régime réel dépend de la structure de charges du bien.
Cas n°2 · 55 ans, retour d'expatriation
Sandrine, cadre internationale rentrée en France après 7 ans à Singapour
Sandrine retrouve un poste à Paris début 2026, avec une rémunération de 145 000 €. Elle a accumulé 380 000 € sur des comptes étrangers (Singapour, Suisse) pendant son expatriation, et détient un appartement loué à Paris.
Étape 1. Régularisation de la situation : déclaration des comptes à l'étranger via le formulaire 3916, déclaration de l'assurance vie luxembourgeoise. Les revenus 2026 sont imposés en France pour l'année entière (régime impatrié possible si conditions remplies).
Étape 2. Activation du régime impatrié (article 155 B du CGI) : exonération de 30 % de la rémunération + exonération de 50 % de certains revenus passifs étrangers, pendant 8 ans.
Étape 3. Réorganisation patrimoniale post-retour : transfert des avoirs étrangers vers une assurance vie française ou luxembourgeoise rapatriée, ouverture d'un PER pour défiscaliser la nouvelle rémunération, étude d'une SCI familiale pour la transmission.
Gain fiscal année 1 : environ 18 000 € via le régime impatrié + 4 100 € via PER. Sur 8 ans (durée du régime impatrié), l'économie cumulée dépasse 140 000 €.
Exemple à titre illustratif. Le régime impatrié obéit à des conditions strictes (nouvelle prise de fonction, non-résident fiscal pendant 5 ans avant).